L'espoir montréalais et les Forces canadiennes d'un amazigh

27/05/2013 13:11
C'est cette tchektchouka, cette khalouta, cette sauce à l'algérienne, de québécois français et québécois anglais, de canadiens français et canadiens anglais dans laquelle on m'a trompé, dans laquelle on m'a trempé jusqu'aux os qui m'a appris à nager et à voir plus clair dans l'obscurité où j'étais perdu. Cette sauce même si elle est salée, piquante et amère, je la trouve drôle car je ne suis pas devenu canadien, ils m'ont formé pour être canadien. J'ai reçu gratuitement une formation pour devenir citoyen canadien. On avait voulu m'affaiblir et j'ai trouvé des Forces, on a voulu m'aveugler et j'ai retrouvé la lumière, on a voulu m'étouffer et j'ai trouvé de l'oxygène pour reprendre mon souffle. Le hasard ne vient jamais seul puisque juste après le 20 avril, le printemps berbère, il y a eu les journées de Vérité et de Reconciliation qui ont été organisées à l'hôtel Sainte Elisabeth qui est situé tout près de la Place Canada. Ce n'est pas par hasard que j'étais attiré vers ces lieux, ce n'est pas par hasard qu'on m'avait poussé à faire du bénévolat et ce n'est pas par hasard qu'il y avait l'Esprit de Ccix Mohand U Lhocine qui cotoyait celui des autres grands Esprits autochtones. Ce n'est pas par hasard que tout a été organisé pour m'induire en erreur, ce n'est pas un hasard si j'ai pu sortir indemne de ce traquenard et surtout, ce n'est pas un hasard si Ccix Mohand a répondu par un terrible orage, une terrible tempête à l'amazigh qui était gardien du feu sacré cette nuit-là. Depuis ce jour, le reine Elisabeth est devenu ma deuxième mère et la Place du Cada, où j'avais pris des plumes, un lieu sacré.
Je suis venu à Montréal, au Québec et je me suis retrouvé perdu, dans ce vaste pays, dans un choix entre dix provinces et trois territoires. Je ne regrette vraiment pas ce 07 avril, le jour où j'avais pris la décision de reprendre, mon chemin et mon itinéraire, sous la peau d'un canadien. C'est ce qui m'a fait découvrir le pot aux roses et m'a éclairé sur beaucoup de points obscurs.
L’Algérie est mon pays d'origine il n'y a aucun doute. Je suis un citoyen algérien.
Le Canada est devenu mon deuxième pays puisque j'ai en ma possession ma carte de résident permanent qui est toujours valable.
Puisque c'est interdit, puisque c'est péché, puisqu'il est déconseillé de demander la citoyenneté canadienne, je vais la demander illico presto .
Si on va me punir, me mettre en prison, m'expulser, me coller l'étiquette d'un pédophile, d'un obsédé sexuel, d'un intégriste, d'un terroriste et me mettre à la Une de tous les journeaux, ou en live dans leur chaines télé,  ou je ne sais quoi encore, ils n'ont qu'à le faire. L'Algérie est innée, je ne vais pas renier mes origines. Le Canada est acquis, il est devenu mon Destin et je ne vais pas me mettre contre mon Destin «ce qui est pris, ne se rend pas.»
Comme pour le retour au pays, il y a aussi la solution de partir vivre dans un autre Province ou dans un territoire du Canada, c'est une solution très délicate mais elle est sérieusement envisageable car je veux vivre le restant de mes jours en Paix.
Ce sont ceux qui ont voulu me chasser de Montréal qui m'ont permis de prendre racine. Maintenant, il faudrait m'abattre ou me déraciner pour me chasser de cette Province, de ce pays car cette ville est devenue ma vie et maintenant, elle est devenue ma raison de vivre puisque mis à part, le suicide et le retour au pays, c'est à partir de cette ville que je vais entamer ma sixième année. Montréal est le centre de mon Nouveau Monde.